
Super journée en bord de mer...
Mes assistants, Louis Cros et Roger Dupenne.
jeudi 19 novembre 2009
4 octobre, gueule de bois ?

Roland et Nick les abeilles au petit matin sur l'attero de St Antonin au lendemain de la fete du delta club 82.
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Puy de Dome 5 septembre

Retrouvailles avec ce bon vieux Puy de Dome, avant qu'il ne soit fermé pour les travaux du train.
L'ami Pierre Vallet, toujours d'attaque...
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Coupe des clubs 2009
Le 22 aout, Roland et moi mettions le cap sur la Savoie. Bien nous en prit, car le week end à la coupe des clubs fut génial. Le samedi, décollage des Ebaudiaz au dessus d' Albertville, myrtilles, fromage fermier et quatre heures de vol le long de la vallée.Le soir, manche de nuit avec une ambiance d'enfer en compagnie des époux Varnier et de Jean-Michel Mathieu. Le dimanche, aprés une longue montée, arrivée au décollage de Bisane au croisement des vallées avec vue sur le Mont Blanc qui parait tout proche.Super organisation du delta club Albertvillois.On reviendra.
Roland, Jean-Marie Varnier et Madame,Jean-Michel Mathieu
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Caceres 2009

Les Swift arrivent en force, cette année, avec Jacques Bott et David Chaumet.
Ils trouvent ici, un terrain de jeu à leur mesure.
Françoise en pleine séance de mecanique.
Pinardier, les 300 bornes c'est fait !!!
Derrière Jean-Marie.
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Sierra de Loarre

Ciel un peu tourmenté en aout à Loarre, mais de beaux vols et ambiance vacances.
Camping sauvage près du lac

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jeudi 9 juillet 2009
Egletons, Fred a chopé le virus
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mercredi 8 juillet 2009
397
Un lundi ordinaire... Le samedi Jeannot avait volé 327km, rentré à cinq heures du matin, son aile est encore à 150km de chez lui, lorsqu'il appelle les copains ce dimanche matin. Encore embrumé de la fiesta terrassonaise de la veille, je signe de suite...Jeannot sent les belles journées comme personne. Trois heures du mat, il débarque à Limoges, quatre heures plus tard nous partons pour Sully sur Loire, vers Orléans. Depuis cinq ans nous poursuivons cette chimère d'un grand vol dans une traine de nord- est au départ de Sully. Dans la voiture, Gil de son bureau à Montpellier, nous lit les emagrames et fait des points météo. Jeannot demande les vents prévus au pieds des pyrénnées, 500km au sud, je crois rever. A Sully, nous retrouvons Patrick Colin, autre fondu du cross et le Piaf Masqué venu en voisin d'Orléans. Notre remorqueur William Midon est au rendez-vous, sans lui, point de vol, un grand merci d'avoir remorqué dans ces conditions aux limites...De grands bancs d'alto cumulus temperent notre enthousiasme, mais à onze heures tout s'éclaire, il fait 17°, les premiers cums apparaissent et Jean décolle. Nos précédentes tentatives n'avaient pas permis de dépasser 200km et à la toute première, nous étions terrifiés à l'idée d'affronter en debut de vol les 70 km de la foret de Sologne.
Quand je décolle le VR à pieds dans le vent fort, Jeannot est deja au km 40...Nous volerons seuls...
La consistance des premiers thermiques me rend plutot optimiste...C'est parti, la sologne est avalée sans angoisse... je passerai les détails techniques du vol qui se résument à bord de mon merveilleux Atos à: Nuage... transition... nuage...Aprés quelque temps le pilotage devient automatique et c'est la carte de France qui defile en dessous, entre 90 et 100 kmh de vitesse sol, rien n'est monotone, je croise le nid de planeurs de Romorantin, puis arrive le mirroir des étangs de la Brenne, je reconnais l'aerodrome du Blanc ou j'avais fait un saut en parachute il y a si longtemps...Quand se profile Montmorillon j'arrive en terrain connu, les fumées de la centrale de Civaux sont figées à l'horizontale, j'essaie de ne pas penser au vent au sol...Des bolides tournent sur le circuit du Vigeant, je passe les boucles de la Vienne, au bout de ma plume gauche j'aperçois Limoges...Km 200, le vol est etonnament facile, la Charente se profile, lorsque j'aperçois les tuileries rouges de Roumaziere, Jeannot s'annonce posé près d'angoulème...Cela ne me réjouit pas, c'était son vol aussi mais un point bas à l'entrée de la grande foret de la Braconne a raison de lui. Loin de manifester sa frustration, il m'encourage chaleureusement et ça c'est aussi Jeannot... Je dépasse un peu difficilement La Rochefoucault ou je faisais mes premiers vols en ulm il ya bientot trente ans...A nouveau au plafond, a 1700m je vois se dessiner l'estuaire complet de la Gironde, l'ocean brille sous le soleil qui décline, gagné par l'émotion devant tant de beauté, je situe le vignoble de Pauillac et c'est à ce moment que Jeannot a la bonne idée de me passer l'ami Troussard à qui j'annonce en direct au telephone que je passe les 300km...Jubilation...(un challenge entre nous) . Peu aprés, alors que tout s'apaise, il est 19h30, une rue de cums me cueille et me dépose en douceur à l'entrée de libourne, là je vois deux cums mourrir de l'autre coté de la Dordogne, je me glisse dans le lit du vent au dessus de St Emilion et j'éprouve ce delicieux bonheur de voir devant moi s'évanouir le dernier nuage de la journée, sensation d'avoir essoré la journée, mission accomplie. Je choisis le dernier terrain posable entre vignes et lotissements, km 397 alors que je m'étends pour jouir de la douceur du soir et revivre la poesie de ce vol, Gil appelle deja pour collecter les premiers parametres...
Le proprietaire du champs, accueillant, me fait partager son repas et à la fin me demande comment je fais pour le carburant pour une si grande distance...Pendant que Jeannot fait du stop pour retrouver sa voiture à Limoges et venir me chercher, un feux d'artifice est tiré au village voisin, ça me fait rire. Nous finissons tard à Montauban ou le matin j'arpente les rues qui menent à la gare dans mon ensemble lycra trés ajusté qui semble faire sensation.Dans le train pour Limoges alors que je somnole, Jacques Bott me raconte sa nouvelle vie en swift...Ca y est je plane...
Voila, pas de quoi fouetter un chat...Je n'ai pas besoin du delta pour exister, mais quel souvenir que ce vol...Et tous les messages que j'ai reçus des copains, étaient très sympas...Et...
Merci Jeannot.
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FRANCOIS
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vendredi 16 janvier 2009
lundi 5 janvier 2009
Age mûr et tête de bois
André Tachon, dans les Pyrénées, fait voler mon ancien Stratos avec un harnais motorisé... en bois !
Et ça vole ici: http://www.mytv7.net/video/iLyROoafJVYW.html
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vendredi 26 décembre 2008
jeudi 25 décembre 2008
dimanche 21 décembre 2008
The end
Encore une manip réussie...Un grand merci à Jacques Bott
qui a porté l'organisation au début et n'a pu nous accompagner,
à Gil bien sur, et Jean pour la mise en caisse des ULM...
Au plafond avec François Llorens le 17...
Voila, c'est fini, on va tenter de reprendre une vie normale...
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jeudi 18 décembre 2008
Radio Fred
François a fait des heures de tournage qui devraient être une bombe pour quitter ses pantoufles :-))
A très Bientôt
Fred
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Dur dur d'etre remorqueur !!!
Malgré les conditions difficiles de remorquage (vent forts, de travers, chaleur, dust etc…) quel joie de partager cette passion, qu’est le «vol libre » avec ces joyeux LURONS qui ont la gnac de vouloir battre des records dans cet endroit de NAMIBIE superbe et hostile à la fois.
Quel plaisir de faire découvrir les joies de l’apesanteur à un «buschman » enraciné à sa terre, et aux gamins qui nous ont aidés, émerveillés par nos machines volantes.
Quel bonheur de parcourir des centaines d’hectares à la découverte de la faune locale en ULM avec les charmantes filles d’André, de Jaco, de John, et bien sur nos HEROS.
Survoler les girafes et les autruches, surprendre les phacos pendant leurs bains de boue dans un ruisseau, faire courir les zèbres et les gnous dans l’ombre de notre engin. Voir les springboks et les élans faire des bonds spectaculaires, raser les cornes des oryx, débusquer un chacal au détour d’une dune ,et se poser sur un pan géant, quel pied, que du bonheur.
J’en ai pris plein les yeux et des émotions inoubliables.
MERCI A TOUS. Edouard…
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mercredi 17 décembre 2008
Journée record par Francois
Alors que les infatigables du delta ont redécollé ce matin pour tirer une dernière “cartouche”, je ne vole pas aujourd’hui, épuisé par près de 15 h de vol en 2 jours. Je m’arrête là et termine la Namibie sur le beau vol d’hier. J’ai une oreille sur la radio et la progression des autres en vol pendant que je vous raconte la journée d’hier, vu que Jeannot n’est pas du style à vous donner des détails, même d’un record du monde.
Décollage tôt en premier pour une fois à 10h40 environ, suivi tout de suite par Jeannot et tous les autres qui sont en l’air avant 11h. Tous ultra motivés. Gil aurait été fier de nous. Déjà un vrai ciel de western et objectif à 338 km AR en flex aidé par les rigides qui nous aident. Jeannot et Fred cheminent ensemble 10 km devant moi jusqu’au km 100. La balise a 168 km au SO nous parait moins judicieuse que l’autre possible vers le SE et on change de cap vers Elmering. A cette occasion je rattrape momentanément Jean qui a perdu son “cochon truffier” de Fred qui accélère. Rapidement lâché, je suis de nouveau en vol seul 10 km derrière. Il reste donc à ce stade, plus ou moins ensemble, toujours dans le timing de l’objectif, Jean, Fred, Jimmy, Opal et moi. A partir de cette heure les conditions deviennent fortes, les thermiques brassent et je regrette de ne pas avoir le stabilo. Premier point bas pour Jeannot qui s’annonce à 1300 m (200m /sol) vers le km 130 ... puis s’en sort. A mon tour en point bas à 1400m au km 140... mais remonte vivant. On tourne la balise donc au km 169 vers 15h30, un peu plus loin pour Fred qui propose même en radio de pousser à 200 km, mais les autres restent dans l’objectif déjà ambitieux des 338.
Les vario positifs sont souvent à +4 intégré mais les transitions sont en conséquence et je perd brutalement le groupe en plantant 10 min à -3.5 de moyenne avec des pointes à plus de -8. De 4000m à point bas d’un coup. 2ème moment de survie pour moi mais ça repart doucement encore une fois. En plus de gérer le point bas, voila la visite d’un aigle. Je l’ai pris au début pour un gentil vautour comme on les côtoie en Espagne mais rapidement ses manoeuvres d’intimidations les 2 pattes en avant m’effraient et malgré le +4,5 intégré qui me remonte rapidement au plaf, il me fonce dessus en piqué, me redouble en montée en 3 tours et replonge plusieurs fois... et en reste là... Ouf !
Je suis 20 km derrière et bon dernier maintenant. Fred est a son tour en point bas a 113 km du but. Opal est à peine devant moi et c’est Jeannot qui prend vraiment le lead maintenant avec Jimmy en VR pour nouveau coéquipier.
3eme point bas pour moi, j’en ai marre, 150m / sol au km 117km du but et 3eme miracle puis que je remonte enfin... 30 km derrière Jeannot. On repasse Elmering et Opal annonce qu’il vient de s’y poser. Il est 17h30, il reste 110 km. Les thermiques deviennent tout doux, on enroule maintenant à nouveau les +1 et les +2 dans de l’huile.
... Km 70 du but, le + 1 devient le max, j’ai encore un peu espoir de boucler et Fred m’encourage à la radio. Jeannot devant fait toujours équipe avec Jimmy, qui fait une superbe fin de vol et le guide dans les petits vario, le monde à l’envers !
Sacré Jimmy, il nous a tous épaté. Avec son air de père tranquille et ses messages radio tout en politesse, c’est un super pilote, toujours plus haut que les autres.
Je glide maintenant overdrive tendu a bloc, dans un - 0,5 qui s’éternise ... un vrai suspense de fin de journée dans la lumière du soleil couchant. 25 de finesse du but à 35 km. Jeannot annonce maintenant qu’il est largement en finesse de la ferme et tient le record ... il rallonge de 5 km au Nord en finesse pour “pas gâcher”. On pourra calculer et recalculer la distance aller retour dans tous les sens, de toute façon, Gil n’est pas la pour rendre ce record du monde officiel en tant que commissaire FAI. Mais dans le petit monde du delta français, on est tous super contents et on a pas besoin de commissaire pour féliciter ce vrai record.
BRAVO JEANNOT !!!
Fred qui était silencieux en radio depuis un moment (plus de batteries ... je me disais aussi ... c’est pas normal) boucle également un 369 km en triangle aplati, file au bar et se remet à parler. Jimmy rentre aussi, toujours aussi discrètement.
...Quand a moi, je prie pour qu’un 4ème miracle me permette d’avoir la finesse sur la ferme. Je quitte la piste C14 à 35 km et glide vers les petites falaises qui peut être pourront me sauver. C’est l’erreur du montagnard, toujours à croire que l’on se raccroche aux reliefs comme un bébé nageur au bord de la piscine. Mon super -0,5, qui n’attendait qu’un petit coup de pouce ... devient un vrai -2 et je finis à 20 km du but, dans un champ de cailloux, bien posé, sans bobo ... c’était ça le 4ème miracle.
8 heures et 36 min de vol. A peine le temps de plier et il fait déjà nuit.
... faites de beaux rêves.
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mardi 16 décembre 2008
RECORD DU MONDE
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lundi 15 décembre 2008
Ouah que c'était bon
Pendant qu'on se rehydrate à l'aide de biére, pastis jurassien accompagné d'omelette aux oeufs d'autruche et de roti de springbok, l'enthousiasme est de mise après un vol en groupe extraordinaire...Départ tardif après un premier essai infructueux à 11 h 45 nous tentons de nouveau notre chance à 13 h. départ en fanfare a 5 pilotes dans des conditions mal établies 2600 de plaf en pur (petite précision: le sol est à 1400m) .
Ensuite, un rigide et le pilote balai finissent par décoller après la sieste.
Premiere branche 65km w Sw aux portes du desert, puis descente au sud sous des galettes namibiennes bien nourries, puis deuxieme point de virage a helmering et retour 100 km vers le nord
Les 40 premiers Km se font ventre à terre puis le ciel finit par s'allumer, et les plafonds nous satellisent à 4700m. Grosses conditions ensuite jusqu'à Helmeringhausen. Le retour est plus délicat et deux pilotes nous lachent avant le but.
Au final: triangle FAI de 250 Km pour les meilleurs
le soleil rasant sur les dunes du désert au loin et sur les relief derrière nous: somptueux!
mais comme nous avions tous le couteau entre les dents, vous n'aurez pas de photos, na!
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LES WATTS ENFIN !!!!
6 Triangles FAI autour de 250km dans des conditions enfin namibiennes, arrivées au but au coucher du soleil ,vol en groupe, plaf a 4700, et cerise sur le gateau, les trois branches avec du vent arriere( triangle choisi par jeannot apres lecture sommaire et ensommeillée des emagrammes)...ouf le sejour est sauvé les sourires reviennent!!! suite apres la biere on vient de poser.
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dimanche 14 décembre 2008
Deltaculteur par Jean Michel Weber
Le delta est décidément un outil d’observation particulièrement pertinent. Ainsi l’autre jour j’ai été intrigué par le survol d’un grand champ bien vert et parfaitement rond, juste à coté d’une ferme. C’est un indice qui ne trompe pas un observateur averti.
Aussitôt posé j’entraîne François, mon récupérateur du jour, à la recherche de cette ferme et au bout d’une demi heure nous découvrons ce que j’attendais : un pivot d’irrigation. Il y a donc là, quelque part au milieu de la savane, une agriculture technique et performante. Sur place nous sommes accueillis par le chef d’exploitation, un jeune noir féru d’agronomie. Nous avons droit à une visite détaillée des plantations : pastèques, melons, abricots, goyaves, oignons, betteraves et d’autres légumes que j’ai oubliés. Les équipements d’irrigation sont très sophistiqués mais paradoxalement le désherbage des cultures se fait à la main. Un mélange de high tech et de « à l’africaine ». Ce pays est décidément plein de ressources pour qui sait se montrer un peu entreprenant.
On nous a rapporté que la dernière transaction connue d’une exploitation agricole (plus de 10 000 Ha tout de même) s’est réalisée à 6 € l' hectare, maison d’habitation, bâtiments d’exploitation, matériels et cheptels inclus. De quoi laisser rêveur l’agriculteur français que
je suis...
Jimmy posé dans la réserve animalière...
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Une journée inoubliable par François Isoard
Pas vraiment gâté par la météo, et pourtant, entre 2 journées non volables, j’ai fait le plus beau vol de ma vie ... visuellement.
Décollage vers 11h. Tout de suite on a bien vu que les plafonds n’étaient pas au RDV et que le vent nous empêcherait de tenter le grand aller retour vers le sud dont je rêve ici depuis le début. Changement de plan donc, vent arrière et cap vers l’Ouest, c’est à dire vers le désert, vers les dunes, vers ce décor si beau que seuls les rigides avaient survolé la semaine dernière mais que la plupart n’avions pas vu. Un “petit” 3700m de plaf nous permet de passer les 20km non posables et puis malgré une progression lente dans des thermiques tout carrés ... l’excitation est là car le paysage se transforme rapidement et cela devient complètement fantastique. Les rochers noirs sortent de la plaine jaune paillasse. Ils sont là, posés dans le désert, comme peints sur un tableau, avec un contraste et une lumière fabuleuse. Au km 113, je suis vertical de l’entrée du parc des dunes. Le fameux désert du Namib est là devant moi. Les plus grandes dunes du monde, rouges, s’étendent a perte de vue. Peu importe le vario, je suis en mode “plaisir“ et j’ai envie de rester la a 3000m, a me graver ces images dans la tête. Je fais demi tour et glide 20km contre le vent pour revenir poser vers Fred au km 90. 135 km “seulement”, 4h de vol “seulement” ... et vraiment plein les yeux... c’est ca une mauvaise journée de vol en Namibie.
Et comme si ça ne suffisait pas, de retour a la base, on est reparti en ULM avec Jean, faire du rase motte sur la savane derrière les zèbres, les autruches, les springboks, les oryx... qui galopent devant l’ULM dans la lumière du coucher de soleil.
L'Afrique comme dans un rêve ... des souvenirs éternels.
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samedi 13 décembre 2008
Wouah,Wouah, Boum, par Antoine Saraf
Ce qui est réalisé ici, à Burgsdorf, la remise en place et les améliorations du projet ‘Souviron’ n’est pas sans rappeler la fureur de vivre des premiers pionniers qui ont choisi ce morceau de désert pour y produire de la vie. Au-delà d’une logistique facilitée par nos hôtes il y a sans cesse à réinventer pour palier les difficultés; et le groupe, par la spécificité de chacun, retrouve le sens commun perdu dans notre belle société. C’est peut être elle que chacun fuit ici, ou là-haut. Elle encore, dans sa production perpétuelle et confuse du sens et des valeurs, qui nous retranche, comme autant de maniaques attachés à leur passion, dans le jeu du risque, celui qui génère une légitimité de notre présence au monde.
Les lieux n’offrent aucune prise au temps, et son cours est suspendu. Dans les esprits revêches, les modèles sociétaux sont confrontés : celui-là est idéalisé dans la piscine d’une immense propriété servie par un cheptel de 60 namibiens namas, le notre est ridiculisé dans un éclat de rire déflagrant. La réflexion est confuse et tire souvent au fallacieux, c’est le bon temps des colonies.
Hier enfin, pour notre dîner d’au revoir au premier groupe, sur le sable, à la lumière de la pleine lune, l’identité oubliée de nos cuisinières, de nos femmes de ménages, de nos jardiniers, des enfants en haillons, nous accablait de son merveilleux. Plutôt que de profiter de leur nombre pour nous ouvrir la panse au couteau et réparer l’injustice, les femmes et enfants réunis là, ont partagé, avec une générosité joyeuse incontestablement naturelle, chants et danses tribales où les pieds frappèrent la terre autant que les langues claquèrent les palais.
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vendredi 12 décembre 2008
Desperados
Alors qu'une partie de l'équipe rentre en France, nous avons
visité hier la base de Bitterwasser ou les grandes plumes
dorment sous l'épaisse couche de stratus. Ici ils n'ont pas vu une météo
pareille depuis 1985 et encore c'était moins mauvais...
Bon ce matin on y croit...On part en piste...
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Tourisme
Quand ça ne vole pas, on s'occupe...
Eprouvant, le safari dans les dunes...
Une journée de vol qui tombe à l'eau...(Opal & Fred P. en naïades)
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Gonflette
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jeudi 11 décembre 2008
Home at last par Pablo Gomez-Trenor
The flying has been much less extreme of what you would expect from the good conditions you can find here. You can really take pictures, or do whatever you do when you are relaxed, while turning in a 4m/s thermal up to a 4k ceiling. The only stressing factors are storms and landings in thin air (ground is at 1400 asl). It is that good. Pity that we got more stormy days in a row than locals can remember (that must be a record by itself).
This is an incredible country. An incredible aerology. I want more. Maybe next year...
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Ferme de Burgsdorf
C'est notre nouveau point de décollage cinq étoiles et le futur
flight park de Fred Pignet, bien décidé à s'installer ici...
Les soeurs Rossouw sont les managers du lieu, on aurait pu tomber plus mal...
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mercredi 10 décembre 2008
Avec Jean Marie, remorqueur
Remorquage
Pendant que l'on se fait brasser dans les thermiques, nos remorqueurs pas emotifs se font des safaris ulm...
Edouard à la poursuite des gnous, ça va vite.
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Nous revoilou

Enfin, un peu de connexion pour donner des news.Dix jours d'orages quotidiens
et nous sommes depuis trois jours sans electricité, sans internet ni portables, un peu coupés du monde, et bien sur les vols ne sont pas à la hauteur de nos espérances...
Cela nous laisse du temps pour observer la puissance des phénomenes météo, comme cette tempete de sable qui nous fonce dessus, dans le desert.
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samedi 6 décembre 2008
Flying paradise

Jeannot nous concocte un article sur ses sensations namibiennes
on devrait le lire d'ici trois quatre ans... en attendant, une photo vaut mieux qu' un long discours!
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L'aventure c'est l'aventure par Jean Marie Varnier
Comme Françoise ne voulait pas être seule, je trouvais que c’était une bonne occasion de visiter un peu cette région aussi aride que fascinante.
Françoise voulait prendre le volant, probablement en vue d’un prochain Paris Dakar.
Après les orages que l’on venait d’essuyer, le chemin de 10 km qui mène de la ferme à la piste principale était par endroits transformée en rivière.
Françoise, était très inquiète au milieu des gerbes d’eau : « qu’est ce que je fais ? », « fonce, ne t’arrêtes surtout pas ! Tu veux que je prenne le volant ?», « non, ça m’amuse ! »
Arrivés sur la piste principale, l’allure allait bon train jusqu’au moment où la boue transformait le sol en patinoire. Travers, contre-braquage, re-travers, re-contre-braquage, ponctués de quelques cris de souris de Françoise jusqu’au fossé qui nous tendait les bras et que l’on ne pouvait plus éviter.
Miracle ! Agrippés tous les deux au volant, on évite de justesse le tonneau et le poteau téléphonique d’une petite dizaine de cm … et surtout la caution du 4x4 !!!... Pour Françoise, le rêve du Dakar venait de s’envoler, si bien qu’elle prenait immédiatement la décision de devenir … co-pilote pour sortir de ce mauvais pas et atteindre notre objectif.
Arrivés à proximité de nos 3 larrons, impossible de les localiser précisément à cause de la radio défaillante ! Mais comme c’était notre jour de chance, la navette N° 1 nous croisait et nous aidait à les retrouver.
Quelques ronds dans la brousse plus tard, nous retrouvons enfin Patrick venu à notre rencontre sur la piste principale.
Il nous montre rapidement leur atterro, un champ qui devait être très accueillant avant d’être transformé en lac (voir 1ère photo du blog).
Devant mon hésitation à aller plus en avant dans le champ, Patrick et Carlos qui nous avait rejoints insistent en prétendant que « ça passe sans problèmes ! ». Et nous voilà enlisés des 4 roues jusqu’au marche pieds. Tanqués au milieu de nulle-part !!!.
Pendant que l’on se demandait comment on allait sortir de cette très fâcheuse posture, un deuxième miracle allait se produire sous la forme du paysan local qui passait par là avec son tracteur un peu trop gros pour l’ouverture (à l’image de son propriétaire qui devait bien friser les 150 kg) pour rentrer dans le champ, mais suivi de ses employés dans un très vieux Land Rover. Une atmosphère de délivrance !!!
Avec l’aide d’un câble et de tout ce petit monde, il sortait enfin notre voiture de ce nouveau mauvais pas … avant de s’embourber à son tour !!!... Inutile de dire que la situation était tellement cocasse que l’on devait se cacher pour ne pas rire devant notre sauveur.
Après l’avoir aidé à son tour, il a pu aller enfin chercher les ailes de nos naufragés de l’espace.
Couverts de boue, le retour à la ferme vers 21 h 30 a bien sûr été plus banal mais très animé, avant de découvrir que l’orage avait coupé l’électricité et l’eau, sans douche possible.
Mais nous étions surtout heureux d’avoir échappé à une nuit dans le désert.
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Journal de Gil
C'est avec un réel soulagement que je découvre le container à la ferme, avec tout le matériel à l'intérieur qui nous attendait parfaitement en place. C'est la phase la plus délicate et stressante pour moi de notre expédition. L'an dernier, ce fut une grosse galère avec les douanes qui nous ont bloqué du matériel. Seul la méthode à l'Africaine nous a sorti de cette galère.
Dès le lendemain toute l'équipe s'est attachée à remonter les ULM mis en caisse (1m x 2m x 0,8m) afin que 2 ULM et 20 ailes puissent rentrer dans un demi-container. Quelques pilotes ont volé à partir de 17 heures (La nuit tombe littéralement à 20 Heures).
Déjà les installations l'an dernier étaient 3 étoiles mais là on a maintenant une vrai piscine en pierre et air conditionné dans les chambres. Andre Rossouw nous a installés dans une nouvelle ferme qu'il a achetée à 10 km de la sienne, avec un peu de terre autour, environ 11 000 Hectares!
Du 1 au 4 Décembre, tous les jours les orages éclatent entre 15 et 16 heures, et malgré un plafond oscillant entre 4000 et 4200 mètres les grands circuits sont impossibles, mais tous les pilotes ont commencé à découvrir le terrain de jeu .
Le 4 Décembre l'équipe des rigides décollant devant les flex a pu descendre sur Helmering et voler sur le désert, instant vraiment magique à vivre. Les couleurs du désert, la clarté de l'air, les plafonds incroyables se rejoignent ici, et font de ce pays pour moi le paradis du vol.
Mais après 200km de vol dont 60 sur le retour il a fallu se poser très précipitament car les orages toujours isolés jusqu'à present ont formé un front immense. Avec Patrick Choppard et Carlos Punet c'est une véritable douche froide qui à transformé notre terrain en immense lac.
Et c'est à ce moment que notre récupération a failli ressembler au film Délivrance. Patrick a commencé a convaincre Jean-Marie et Francoise d'ammener la voiture 4x4 dans le champs. Une fois bien embourbé jusqu'au moyeu des roues, on trouve un paysan de 150kg avec son equipe de travailleurs flanqué sur un gros 4x4 pour venir nous chercher. Après quelques palabres il condescent à venir nous sortir au treuil mais veut nous prouver que le sien passe sans probleme et s'embourbe à son tour!!!.
Et nous sommes 10 à le pousser désormais, prendre des gerbes de boue qui nous tapissent les tee shirt et les cheveux. Enfin sorti et passé l'ornière, l'énergumène se met à rouler à fond en faisant des glissades au milieu du lac et tout près de nos ailes. Finalement nous arriverons à charger le matériel sur son 4x4 puis le notre et à partir de ce coin de fou.
Le 5 Décembre les conditions s'améliorent sensiblement et si il reste des orages isolés, il ne sont plus généralisés. Ma prévis donne 4800 de plafond sans vent avec orages éparts. On fait partir les Flex en premier cette fois et l'équipe de rigide motivée reussit à mettre en l'air les 14 pilotes dans l'heure.
Initialement on avait prévu un 316km pour les pilotes flex et rigide très motivés et un 180 km pour les autres pilotes en triangle FAI. Mais le départ de la convection un peu tardive à transformé cela en 200 AR sur Helmering au sud.
La journée fut très belle avec tous les pilotes au but sauf Fred qui a voulu voir si les rideaux de pluies pompaient, (eh non Fred, même pas en Namibie) et Opal qui a une tactique super pointue, qui consiste pour eviter l'orage à passer d'abord derrière. Il va donc tomber à 20 km de Fred de l'autre coté de l'orage effectivement.
Tout les pilotes sont montés entre 4600 et 4800m.
Bon maintenant tout le monde est prêt on peut envoyer les watts.
Gil
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vendredi 5 décembre 2008
Impressions par François Nikon Isoard
Notre groupe de 15 pilotes est maintenant installé et rodé après quelques jours ici. La mise en route a été laborieuse car déployer toute la logistique nécessaire au vol de plaine demande pas mal de travail.
Les conditions météo permettent de voler tous les jours mais restent très orageuses. On admire les rideaux de pluie sur la plaine africaine, et chacun teste ses limites en les approchant, traversant, contournant ... avant d’aller se poser plus ou moins sagement. Pas encore de journée à record même si les meilleurs rigides ont déjà fait des vols d’environ 200 km entre les gouttes. J’ai déjà vécu une inoubliable petite attente de récup seul sous la pluie au milieu de nulle part mais ce n’est rien car a l’instant, le groupe de rigides rentre avec des histoires bien plus incroyables de ciel d’orage sans pouvoir descendre, d’atterrissages submergés 1 heure plus tard, de 4x4 embourbés, de girafes ...
Gil et Jean gèrent de main de maître le séjour, Fred est déjà tellement amoureux de cet endroit qu’il veut s’y installer...
En ce qui me concerne, je n’ai fait pour l’instant que du grand local mais déjà plein les yeux avec les premiers plafonds à 4000m et le désert au loin sur la plaine.
J’en profite pour faire des photos embarquées en attendant de meilleures journées ...
Patience ...
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Namibie par François Llorens
Une Oasis de verdure au milieu d'immenses espaces desséchés
Un tel confort, est-ce vraiment l’Afrique ?
La visite d’un cobra qui met en émoi cette petite communauté,
La taille des insectes (des araignées comme grosses mon pouce)
ciel nocturne tellement étoilé qu’on y voit clair même sans lune
Tout ça nous rappelle que oui.
Après le déchargement, montage, réglage en tout genres, ces grands espaces entrevus depuis les pistes, nous les découvrons enfin depuis les airs.
Est-ce la lune ?
Pour le moment, les vols des humains n’ont rien d’exceptionnel, en revanche ceux des extra-terrestres en rigides dépassent déjà l’entendement.
Crevaisons à répétition des carrioulets de décollage, empalés sur les épines du bush,
A tel point que pour m’endormir, je compte les rustines
Orages dantesques qui transforment les pistes en lacs
Crépuscules au couleurs somptueuses...
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jeudi 4 décembre 2008
On est toujours vivants
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Namibie nous voila
Vous en vouliez du sable chaud,
et des thermiques de folie, admirez donc ces élégants deltistes en récup cet apres midi.
(Patrick Choppard et Gil Souviron)
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lundi 17 novembre 2008
C'est reparti
14 octobre, on boucle un nouveau container pour la Namibie, départ fin novembre.
Petit clip de l'an passé:http://www.vimeo.com/1987369
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Caceres, photos de Janine Dubourg
Bruno Capelle, Janine, Bernard Leclerc étincelants.
Bob Cieczelski studieux
Troussard et Cros sportifs
Françoise, bientot en rigide
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lundi 14 avril 2008
Defi levant

Jeannot, au glacier d'Aletsch, nous montre la route du levant...
Defi levant est l'aventure la plus folle que le delta ait pu inventer. Un fantasme, né de l'imagination fertile de Jean Souviron, un soir de fiesta un peu arrosée du coté de Montauban, dit-on...
Ni plus, ni moins que le tour de la terre par étapes en delta...
Un machin qui finit par passer aux oubliettes au fil du temps, pensez-vous ! Que nenni, c'est mal connaitre l'enthousiasme communicatif de Jean et la passion de l'équipe qui s'est soudée autour du projet.
Onze ans que ça dure, direction plein est, aprés un départ humide dans le marais niortais, en bord de mer, bon an, mal an, le défi avance.Traversée de la France, avec les décollages dans des champs incertains en remorqué, arrivée dans les Alpes et les décollages à pied, passage en Suisse par Chamonix, puis plein pot vers l'Autriche, aujourd'hui presque franchie.Tout cela en vol en équipe, avec un réglement hyper élaboré, contrastant avec le régime souvironien à base de biere-madeleines,voitures de fortune, route de nuit et camping très sauvage et les salades aux herbes sauvages de Noel Ansel...
Et qui l'eut cru? L'arc alpin est presque vaincu, deux trois jours si la météo sourit, et le defi bascule dans les plaines de la Hongrie. La logistique, pour la prochaine session, se complique, on doit faire suivre l'Ulm et son pilote cette année, mais la motivation est au top, et il y aura du monde pour l'entrée dans un monde nouveau pour nous, l'Europe de l'est...
Pour ceux que cette utopie interesse et qui veulent tout savoir, Marc Souviron a bossé pour remettre en ligne un site Defi levant: http://www.defilevant.org/
Philippe Chelle y croit, l'Ukraine nous tend les bras...
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lundi 31 mars 2008
Un Jour

Comme vous savez, j'ai deux passions: Le delta et la peinture (Entr'autres ironiseront certains)
Et lorsque j'ai vu cette aquarelle du peintre d'aviation limousin Fradet, je me la suis offerte sine die. Pourquoi direz-vous ! Et bien on y voit l'ancien terrain d'aviation de Limoges-Feytiat, dans les années cinquante avec une parade de poux du ciel. On l'appelait le camp, au debut des années soixante, quand mon père m'y conduisait sur son solex, le dimanche matin.Le hangar aujourd'hui rasé, sentait l'huile et le tissu enduit et tout y était mysterieux, et nous y entrions génés , comme dans un monde interdit, pour y admirer parfois le Dragon des parachutistes.Ah, les paras, mes heros, que je regardais sauter, minuscules depuis le jardin familial. Au second plan on aperçoit les trois baraquements allongés qui abritaient les tables de pliage, que je pouvais deviner par les fenetres, juché sur les épaules de mon père.
Et puis en arrière plan, on voit la bordure de terrain, ou un peu plus tard, le jeudi, je venais à mobylette admirer l'ami Arfouilloux faire du vol circulaire, emplir mes narines des effluves de ricin.
Voila, aujourd'hui le terrain est devenu un golf, les paras ont emmigré, le père n'est plus la, l'ami Arf a fait un dernier vol au guidon de sa BSA M20 sur une route des Pyrénnées.
Seule ma passion pour les objets volants et les nuages est restée, elle était née là...Un jour.
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vendredi 1 février 2008
Southern Cross
Le grand Mermoz a disparu dans l'atlantique a bord de l'hydravion baptisé La croix du Sud et chaque nuit en me promenant sur la piste de decollage, en observant les étoiles j'avais une pensée pour lui, un heros, c'est certain Louis...
Voila, fin du chapitre namibien, on va essayer de reprendre une vie normale...
opal
http://memoireairfrance.canalblog.com/archives/2006/03/26/1590291.html
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La quête, recette du succes...
« Rêver un impossible rêve,
Porter le chagrin des départs,
Brûler d'une possible fièvre,
Partir où personne ne part »
Les aficionados de la Mancha, dont nous sommes tous depuis longtemps, auront reconnu une similitude évidente entre Gil S. et Jacques B. Mais, au fait, duquel parle-t-on ? Opal va encore dire : Mesnier gros bourricot…
Un chose est sûre : les bouffeurs de records sont de la trempe de ceux qui ont ouvert les premières lignes aériennes, toujours prêts à aller plus vite, plus loin : les derniers vrais aventuriers. Ils ne sont pas de ceux qui les exploitent aujourd’hui sans passion…sinon pour la valeur de l’action !
Mais pour réussir, il leur faut des moyens, des supports fiables, des ressouces humaines et financières. Leur quête est
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samedi 26 janvier 2008
Gil
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Roger Dupenne
Il y a vingt ans il fabriquait les fameux Pif Paf, Aujourd'hui a soixante dix ans, il est toujours partant pour s'envoyer en l'air avec Cricri ou avec son Atos dans l tous les deserts du monde.
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Bilan par Gil
Ici la vie est rude, hostile, les pluies rares et violentes. Les fermes sont immenses et vivent en quasi-autarcie.
les gens savent se gérer seuls, à Maltahohe, Roger et Christiane ont rencontré Bryan qui tient un restaurant et boutique dans le village. Anne, Sa mère vit seule dans une ferme auberge dans une vallée perdue à 40 km de là.
Elle vit absolument seule, sereine à plus de 20 km de la ferme voisine.
Quelques années plus tôt de retour en France à Perpignan elle avait le blues du pays, ne supportant pas toutes les contraintes et l'assistannat made in france.
Besoin d'un permis de construire???? c'est une plaisanterie, vous voulez construire, allez -y.
Etonnant leur capacité à se gérer et ne compter que sur eux-mêmes.
A la ferme, les pistes, l'électricité le téléphone ont été installés par les fermiers. Plus de 40km de ligne à tirer.
Le peuple Namibien est une mixité entre Noir et Blanc, mixité mais pas mélange, peu de couples mixtes. Cependant une volonté de recherche d'équilibre type Afrique du Sud est bien présente.
De nombreuses fermes de proriétaires noirs existent, mais le chemin sera long, la pauvreté des habitants étant à l'image de l'aridité du climat et de ses contrastes.
Que dire des conditions, du site, des gens, de leur devouement et leur professionalisme?
Simplement j'ai enfin trouve le paradis du vol libre, je sais où il est, coincé quelque part entre le désert du Namib et celui de Kalahari.
J'ai volé 13 jours sur 18 avec 11 très belles journées (3 sur 14 en Australie), 90 heures de vol,
fait plus de 3750km en circuit dont 1600 dans les 5 derniers jours, suis monté à 5400m, pris la convergence, survolé les déserts....
Alors on a tout fait, tout exploité?
Rien en fait, ou si peu. Mais il fallait découvrir ouvrir des voies, les « sécuriser » comprendre la météo, assurer les récup. Mais le potentiel est immense, ici c'est 450 en triangle FAI et 500 en aller retour qui sont possibles.
Attention les conditions météo sont à l'image du pays: Rude, traitres, parfois par des brises soudaines et violentes, et c'est totalement déconseillé aux pilotes qui ne sont pas sérieusement entrainés. La logistique ne souffre pas l'improvisation, le remorqué est indispensable, et pas question d'avoir un touriste aux commandes de l' Ulm, il faut un 'bush man', un vrai, un tatoué.
Un grand merci a toute l'équipe, particulièrement à Louis et Serge qui ont beaucoup donné (et encore plus recu dans la turbulence). Et aussi à Jean, très seul sans son compère Jean-Charles (Eh, Jean-Charles reviens on t'attends, bruno aussi), réalisant a peine 10 bornes de moins que nous le jour des 350km, qui nous a donné un solide coup de main avec sa machine.
Quels vols cependant: Les 350km réalisé avec Patrick, Pascal, Carlos, et Jean quelque km en flex, le 400 avec Patrick en suivant, puis les grands triangles avec Jacques, le surf sous la convergence, les déserts, le plané au coucher du soleil...
Alors les gars, tout reste à faire, maintenant que l'on connait, c'est sûr la prochaine fois c'est les 500 en circuit...
Allez-y, mais prenez garde, vous allez être envoutés par le désert.
Alors dans le vieux 747 poussif , mon esprit va longtemps flotter, accroché au dernier thermique dans l'obscurité qui vient, quelques part au-dessus du désert de Namibie....
PS: Pour la fin juste un petit phénomène qui reste à exploiter:
Le « morning Glory » de Maltahohe à 7h00 du matin sur 100km, généré par l'onde du plateau sous le vent d'Est.
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Remorqueur 4 etoiles
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Panoplie par Jacques Bott
De la gauche vers la droite:
Un jean (protection des jambes pour les atterros pas toujours propres – beaucoup d'épineux…)
3 couches de vêtements: haut tribord, sous pull d'hiver à col montant, polaire (il fait froid à 5000)
Cagoule à manche lycra (4 ème couche, 5 ème si on compte le Tshirt)
Short, bob, lunettes de soleil, tong (pour la chaleur après l'atterro)
Casque à visière (indispensable pour voler dans le froid: le visage est protégé, évite les gerçure aux lèvres, et les coups de soleil sur le nez)
Radio, connexion bouton push to talk
Genouillères, gants, sous gants
Chaussures, chaussettes
Camelback 2 litres + 3 bouteilles d'eau d'un demi litre pour survivre quelques heures en attendant la récup dans le désert
Lampe Maglite (une frontale serait mieux, la nuit tombe très vite sous ces latitudes et les thermiques durent jusqu'à la nuit…)
Equipement oxygène Mountain High (bouteille et son détendeur, régulateur électronique, canule; ce système s'est révélé être parfait pour notre activité tant en autonomie qu'en aspect pratique, le volume de la bouteille est légèrement inférieur à celui d'une bouteille d'eau minérale de 1,5l)
De la mousse et 2 sangles pour éventuellement pouvoir faire transporter l'aile par un fermier au milieu de nulle part (j'utilise une sangle pour fixer le bout d'aile au vent à mon harnais dans son sac pendant les repliages dans le vent fort, aile travers au vent)
Clé Atos, fusibles de rechange, pince étau pour extraire les fusibles pliés
Balise de détresse Cospas/Sarsat (PLB,sans abonnement: après déclenchement elle transmet immédiatement par satellite les coordonnées géographiques à un centre opérationnel qui déclenchera les secours; certains pilotes avaient des Satphones, mais c'est plus cher et il faut payer un abonnement)
Instrument de vol (la référence, le Compéo)
Un GPS Garmin 76CS, pour se situer par rapport aux pistes (nos récups ne savaient pas utiliser un GPS, inutile de leur transmettre des coordonnées ou des relèvements/distance)
Une radio de secours (recommandation des frères Souviron)
Une batterie de secours chargée (en général je me contente de cela à la place de la radio de secours)
Une antenne longue
Bilan de masse: le harnais Teenax chargé de tout ce matériel pesait 24kg, et grâce à ses nombreuses poches intérieures et extérieures était toujours aussi propre du point de vue aérodynamique et toujours aussi confortable.
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Journal par Gil
Le vent passe enfin secteur sud (cela correspond au Nord chez nous), la masse d'air se stabilise, et les orages s'évanouissent.
Les 5 jours qui suivent nous allons faire plus de 300km en circuit tous les jours.
21 Janvier
Départ vers le nord-Ouest, avec découverte de la chaîne du Tsarisberg, vieux plateau érodé avant l'entrée du désert. Le coin est hostile mais les plafonds généreux.
On reste vaguement en local d'une piste, mais dès que l'on descend sous 3000 on est pas vraiment à l'aise.
Avec Jacques et Carlos nous finirons par boucler un 300km en triangle aplati (245 en FAI), la journée se finissant avec une rentrée de Sud soutenue.
22 Janvier
La prévision est excellente avec 15 km/h de sud-est. On a pas froid aux yeux et on tente un 400 km en triangle FAI. Hélas le vent dans l'après midi monte à 25 km/h soutenu et ruine nos chances de boucler.
A 4400 au km 28 avec 9 de finesse je me poserai à 2,8km du but, Carlos arrivera a rentrer après avoir fait 280km.
23 Janvier
Le vent reste sud-est, une distance libre est prévue pour certains pilotes. Louis fera 200km vers le Nord. Avec Jacques et Carlos on tournera un 320km en triangle FAI en finissant sous une grande ligne de convergence à plus de 5000 mètres.
La stabilité dans le sud d'Helmering nous a empéché d'agrandir le triangle.
24 Janvier
Carlos nous a quitté, cela commence à sentir la fin, coté météo, cela reste du lourd: Pas de vent, 4300m prévus, sans nuages et un début un peu tardif.
Jacques à envie de se faire un 400km en aller retour FAI, je serais plutôt pour un 400km en triangle vers l'est au porte du désert. Cependant la perspective de voler à coté de la zone de convergence dans la degueulante me range à l'idée de Jacques.
Las après une descente sur 100km en fanfare; un point bas dans la zone de stabilité au Sud d'Helmering, ajouté à la radio plate de Jacques au plus mauvais moment nous fait renoncer à notre projet et donc demi-tour.
Les cumulus s'installent dans le désert, et en fait cela commence sérieusement à me taper sur les nerfs. Jean annonce 4800 mètres! en thermique pur pendant qu'avec Jacques on tute le grillon à 2000 mètres.
Je fais demi-tour, perds Jacques, force le passage en faisant le trait, ai beaucoup de mal à monter mais refuse de perdre du temps et donc quitte systématiquement en dessous de 2 mètres. Le bilan c'est 60 bornes entre 2 et 3000m pendant que les copains caracolent à 4500mètres.
Jacques alors qu'il avait planté un 4 mètres, me suit dans la galère.
Finalement à 40km de la base je me refais une santé à 4200mètres, et au final on aura pas trop perdu de temps.
Et toujours ces cumulus dans le désert à notre gauche qui nous narguent à 50 km. Tant pis Banzai! Cette fois ci je me les fais. Cap Ouest Nord-Ouest toute, survol du plateau sans problème et nous voila directement dans le désert et les montagnes.
Ici pas ou pratiquement plus de végétation, l'air est plus trouble en bas et les cailloux totalements arides Un sentiment profond d'excitation et d'émerveillement me gagne, ces vols sont d'une autre planète...
Et puis on prend un toboggan, -4, -5 le vent arrière nous pousse 100, 110, 120 km/h de vitesse sol, le vario s'aggrave -6, -7 puis -8. On passe sous l'alimentation de la convergence 3,8 de finesse en VR avec 35 km/h arrière a battre!
C'est sûr, c'est devant on va percuter le thermique, je suis maintenant à 500 mètres sol et reste confiant. Puis beaucoup moins quand je me trouve dans une vaste zone de -1, -2. Finalement on trouve un petit mètre en local du seul village Neuhof dans le désert.
Le vario s'accélère et se stabilise à +4, 2000, 3000, 4000, les cumulus restent toujours aussi haut dans le ciel. Finalement le vario meurt à 5200 mètres (5400 en GPS), les cumulus meurent aussi il est trop tard, ils sont au moins à 6000m. Jacques atteindra 5500mètres, record du séjour.
Le retour semble impossible 15km/h de face, et c'est avec regret que nous quitons la zone de convergence. On doit repasser les tables du tsarisberg, un immense plateau labyrinthique entre 1500 et 2000 mètres perclus de vallées asséchées. Poser la- dedans est totalement proscrit.
Je ne vois plus Jacques, quelques thermiques généreux nous tiennent haut et c'est le glide final de 30km à 14 de finesse avec 10km/h de face.
L'arrivé est très tendue et finalement je retrouve Jacques entrain de faire une immense ressource sur la tranche pour marquer son arrivée à la ferme. Ouf on rentre!
345km en triangle, mais c'est sans aucun doute que ce vol restera comme l'un qui me marquera le plus, avec l'image de la montée avec Jacques au raz du sol sous les cumulus accrochés à la stratosphère.
C'est sûr les triangles passent par l'ouest, le 400km FAI était largement jouable en surfant sous les cum à 6000 entre B1 et B2 et ce malgré un départ de journée « tardif ».
Toujours a 5500m avec les cumulus mourants encore au dessus.
25 Janvier
Un peu frustré de notre erreur de circuit de la veille, nous décidons de tenter le record du monde en triangle FAI de 360km, avec une prévi qui donne 30km/h de vent d'est et 40 en soirée.
Le vol est toujours un émerveillement avec une première balise aux portes du désert à 100km ensuite une branche inédite de 160km en survol de désert et montagnes puis retour vers la maison.
Las, la dernière branche face au vent nous sera fatale, les thermiques disparaissent entre les lignes de grain qui s'organisent, et le vent de face passe à 40km/h. Le vol s'achève à 38km du but.
Ces 5 derniers jours nous avons fait 40 heures de vol, près de 1600km en circuit, survolé les déserts, les plateaux les montagnes.
Des vols inoubliables, tellement différent dans un cadre majestueux.
Mon Dieu, dire qu'il faut redescendre sur terre maintenant...
Gil
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jeudi 24 janvier 2008
mercredi 23 janvier 2008
lundi 21 janvier 2008
Ca sent le cirage pour Jean Marc
Samedi, prudent, je fais demi tour, pour finalement me poser , inquiet du developpement rapide des cums .Je me retrouve dans la cahute d'un bushmen accueillant, bien que ne parlant que sa langue a clics, et j' attends ma recup en buvant de l' eau au gout de soufre et en observant le cunimb commencer a deverser. Puis nous prenons la route inondee pour trouver Roger trempe comme un rat et plus loin Jean Marc qui vous raconte sa fin de vol :
< Je vole avec Roger, un rideau de pluie apparait a notre nord et nous decidons de rentrer a la base en contournant le cunimb par l’ouest.
Nous quittons notre thermique a la meme hauteur.
Plus nous avancons, plus le rideau s’epaissit. La masse noire du nuage ne cesse de s’amplifier. Nous transitons maintenant entre 80 et 90 km/h sans pouvoir contourner ce nuage.
Je suis decale de Roger d’environ 500 m et la je rentre dans une zone descendante tres forte et tres turbulente. Mon taux de chute est de 6 a 8 m par seconde, mon harnais est de tres nombreuses fois projete dans la quille, le sol arrive tres vite. Concentration maximum, choix du terrain, direction du vent, ouf ca y est je suis au sol. Le vent monte vite, j’attache l’aile a un arbre, les rafales sont la, 50/60 km/h, j’essaie tant bien que mal de plier. L’aile en gardera des stigmates….Roger quand a lui fera 10 km de plus dans sa transition, il posera sous un vent fort et juste après s’etre pris une decharge d’electricite en tenant sa radio (phenomene du feu de saint elme), il essuiera un enorme orage.>
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dimanche 20 janvier 2008
Dr Thomas Sterzing
Il nous a aide beaucoup a mettre en place cette expedition, c'est lui qui a trouve cette ferme incroyable. Il nous raconte ici l histoire du delta dans le coin.
Je voudrais vous raconter un peu l histoire du vol libre aux fermes de Burgsdorf et Moreson.
Tout a commence avec mon ami Eddi Rieffer,qui etait venu le premier voler a Burgsdorf, et depuis de petits groupes de pilotes venaient y voler.C’est ainsi qu en fevrier 2004, je suis venu avec ma femme Jasmin et deux autres pilotes pour voler a Burgsdorf qui est la ferme voisine de Moreson. Nous decollions sur le bord du plateau du Schwarzrand avec 200m de denivele, et des le premier jour dans un fort vent d,ouest et un ciel plein de cumulus
Je suis monte a 4600m, c etait incroyable...Ede Walczac, le proprietaire de la ferme, beau pere de Eddi avait non seulement achete le decollage sur le plateau, mais aussi un treuil et c’est ainsi que par vent de Nord ouest je pus faire mon premier cross jusqu aux Tirasbergen, aux portes du desert et revenir me poser a Helmerinhausen.Le portable ne passait pas dans cette region et ma radio ne portait pas tres bien, aussi j,avais annonce a mes compagnons que mon but serait Helmeringhausen et je me mis en route. Tres gentiment ,Ede et Uwe son fermier m’avaient assure de venir me recuperer ou que je sois en Namibie.Sur le chemin tout allait bien , mais la pluie etait sur Burgsdorf et ma femme et mes amis etaient un peu inquiets et ils ont appele l’hotel d’Helmering pour dire qu’un deltaplane allait arriver ce que ne pouvait croire l’hotelier qui pensait que c’etait une blague.
Les jours suivants, j,ai fait mon plus grand vol de plus de 200km jusqu a Aus, au coeur du Namib,c etait extraordinaire.A l atterissage il y eut une averse c etait la premiere pluie ici depuis treize mois...Je laissais mon equipement au sec dans une ferme abandonnee et je rentrais en stop jusqu a Aus.
En mars 2005, je revenais avec ma famille pour voler et faire un peu de tourisme, entretemps, j avais ecris un article sur le vol en Namibie dans le magazine de la fede allemande.
A la fin de l’ete 2007,Michael Schweizer, m appela pour me dire qu un groupe de francais voulait venir voler en Namibie et essayer de battre des records. Je ne voulais pas laisser passer cette chance et rapidement je pris contact avec Gil et je trouvais la ferme de Moreson et je m’occupais de la location des voitures equipees de barres.
Maintenant nous voila ici et je me sens tres bien dans ce groupe. L.organisation passe par Gil, mais le travail en commun et le partage des taches est de regle et cela fonctionne tres bien. Une incroyable logistique!
Et voila, des les premiers jours le record du monde tombe ainsi que mon record personnel en aller et retour!!Super!
Pour moi c est un reve qui se realise avec cette expedition, et aussi pour Ede, dont la vision de faire du grand vol libre ici se realise enfin, bien qu il ne vole pas lui meme.
Un grand merci a Gil et a son groupe.
Thomas
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Viande fraîche à Moreson
La semaine suivante, l’opération a du être reportée car deux acheteurs sud-africains sont venus prendre livraison de 500 têtes de bétail. En deux jours, il a fallu regrouper, peser et marquer les bêtes. La traçabilité est réelle et l’excellent état sanitaire des bêtes vendues est dû au climat sec de ce coin de la Namibie. Le pesage, le marquage et l’embarquement se font dans un corral proche de Burgsdorf, la ferme voisine, plus accessible de la C14 pour les camions. En quelques secondes, la bête guidée dans un couloir est immobilisée, pesée et marquée au fer avec la marque des Rossouw : ER2. Seul le poil doit être brûlé et ce geste technique est effectué par Nicou devant les acheteurs. Un numéro est posé à l’oreille ou relevé s’il y est déjà.
Le surlendemain, livraison du bétail terminée, on passe à une évaluation nettement moins précise. L’ULM, chargé à plus de 200 kg va parcourir 180 km en 2 heures en sillonnant le parc. Altitude entre 50 et 100 m pour la sécurité et traces GPS espacées d’un km vont permettre de repérer plus de 400 individus : girafes, gnous bleus, gnous noirs, zèbres, autruches, elands, heart deers et autres springboks. Mais déception, pas trace des koudous qu’André est sûr d’avoir. Nicou pense que vu l’heure, les animaux étaient à l’ombre du bush, assez dense par endroits malgré la sécheresse. Il faudrait resserrer le scan à 300 m pour mieux les repérer…La technique est autrement efficace que l’approche en 4x4 qui fait fuir les animaux qui, pour certains, l’associent au risque de prendre une balle de 7,62 car il faut bien nourrir la bande de « rapaces » venue d’Europe et hébergée à la ferme.
Au bilan, j’ai découvert une nouvelle DNC (déclaration de niveau de compétence = qualification ULM) potentielle, le comptage d’animaux !
Louis
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samedi 19 janvier 2008
vendredi 18 janvier 2008
Journal par Gil
Il ya 3 jours, Opal s'est fait pirater son blog, il a bossé toute la journée pour remettre en ligne un nouveau blog. Faites une copie du blog au cas ou le pirate sévirait encore.
Je rassure les mordus qui attendent le 500km, nous ne l'avons pas encore réalisé, mais nous allons faire le max. Avant d'arriver en Namibie, je pensais que le potentiel de nos machines se situait à 450km environ en Atos VR et 400km avec les meilleurs flex.
Je suis convaincu désormais que 500km est possible en Namibie. Simplement on avait pas encore tout compris (voire l'explication ci-dessous).
Il ne faut pas croire non plus que c'est un pays à aller retour uniquement. Nous avons 2 triangles FAI de 400km au chaud vers le nord, mais jusqu'à présent nous n'avons pas eu de tendance sud matinale favorable à ces circuits. Nous avons désormais un triangle FAI de 400 par le sud, mais il fallait s'assurer au préalable, de la possibilité de récup sur tout le parcours.
La distance libre est aussi possible, cependant nos voitures louées ne peuvent aller en Afrique du sud. Le potentiel reste quand même de 480km avant la frontière.
14 Janvier
La météo prévoit une descente de vent du Nord de 20 km/h tournant Ouest l'après midi.
On va donc tenter de rebattre le record du monde en aller retour avec un FAI de 400 km.
Cette fois-ci nous sommes reveillés, décollage 10h20, premier plafonf à 2500. Le départ en circuit se fait groupé à 4 avec Patrick, Pascal et Jean à 11h00. Des petits cumulus nous tirent sur le plateau, ou les plafonds montent rapidement jusqu'à 4000m à 11h30
3 Heures plus tard nous faisons la balise au km 200, il est 14 heures à peine. A ce rythme en distance c'est près de 600 km que nous allons faire. Mais les 20 km/h de vent avec des plafonds à 4600 mètres ne nous gènent pas plus que cela, et c'est relativement confiant que nous attaquons le retour.
La progression est plus laborieuse mais à 15h30 il nous reste plus que 150km pour le boucler.
Aille, l'ouest rentre et la c'est la guerre.
Les nuages reculent de 50 km vers l' Est, et les thermiques sont coupés net, Jean se pose et m'annonce 30km/h très turbulent au sol. Je prend un toboggan jusqu'au sol et là prudent je m'aligne à 20 mètres de haut avec très peu de volets. Le champs de Jean est immense tout va bien, pas de buisson rien, juste des petits cailloux..
A 2 mètres sol mon aile droite tombe ?????, Je contre, mon trapèze passe à 2 cm du sol, je remonte à 3 mètres, je tire, posé. Ouuf!!
Parfait, nickel, Jean m'aide a tourner l'aile (Je ne sais pas comment ont fait les copains tout seuls).
Et puis lors du pliage, une rafale est passé sous l'aile détendue sous le vent et la retourne en 1 seconde. Et mmmm...., Heureusement quelques patches sur la voile et c'est ok pour demain.
Apparemnent le vent d'ouest météo est venu renforcer la brise d'ouest du désert, le bilan c'est un vent turbulent de 40km/h avec pointe à 50 mesuré avec le vario au sol.
Finalement tout le monde rentre à la maison avec un peu de casse.
Il aurait mieux valu tenter la distance ce jour là, le record hors USA était largement jouable.
16 Janvier
Après une journée très médiocre plein de cirrus épais (4000 tout de même dessous), on remet le couvert.
Vent du nord-est diminuant en fin de journée. Pour s'éviter le mal de tête, on tentera la même que le 14 cette fois ci avec Jacques: AR FAI de 400km
Les conditions son laborieuses, elles s'établissent correctement vers 12h, les 2 heures suivantes nous déroulons à 55 de moyenne dans du pur. Et puis derrière on annonce les premiers cumulus.
Tiens j'ai du vent du sud, ouh! ça c'est pas bon, on fait un mauvais relais à 2100, alors ça c'est encore moins bon. J'ai l'expérience de cela en Espagne, la rotation des vents en basse couche c'est la mort des thermique hors convergence. Je propose de faire demi-tour immédiatement, mais la motivation de tourner la manche est plus forte.
On ira donc se faire enterrer plus loin avec un point bas à 1480 mètres. Largement enfoncé désormais dans la masse d'air bien pourrie on mettra une paire d'heure à revenir dans la convection.
Patrick se posera complètement destabilisé par une emission permanente d'un pilote.
(Le soir on trouvera le coupable, je ne suis pas une balance donc vous ne saurez pas qui c'est mais son prénom c'est Jean-Marc).

Cela fait plus de 3 heures qu'elle est la à nous attendre, sagement, immobile, immense, plus de 400 km de long. Un énorme ligne de confluence entre le vent d'ouest du désert et l'est des plateaux.
Nous mettrons 1 heure de plus à l'atteindre et Jacques prend devant moi un 6 metres, et l'accroche .
C'est calme, large, énorme. 4000, 4400, 4600, Je ne spirale plus, j'accelère, j'ai 3,5 au vario en ligne droite. Dessous une petite chaine aride à 1800 mètres, à droite le désert du Namib, à gauche les plateaux de notre base, devant la ligne de convergence à perte de vue. Les km défilent, infernal !
4,5 - 4,8 je fais 3 tours, continue... Un peu plus loin 6,8 mètres intégré mon record de monté égalé, 5000-5100 cà y est je suis aux bases. ça y'est on a compris ce qu'il faut faire. Et dire qu'on a passé 3 heures à croupir à coté de ça, enfin promis la prochaine fois, on va vous la faire à fond.
Jacques juste remis de sa grippe, un peu épuisé de nos multiples points bas et surtout du déclenchement radio continu (l'energumène aura le bon goût une fois sa batterie séchée au bout de 3 heures de remettre un nouveau pack accu!), décide de rejoindre la base.
Nous quittons la barre beaucoup trop tôt et nous finissons le vol à la base.
En résumé nous faisons 338km en triangle aplati malgré 3 heures de vol dans la zone pourrie et en se posant un heure trop tôt. Les 400 étaient encore jouables malgré notre milieu de journée catastrophique.
L'analyse des traces est intéressante, Jacques passant le plus à l'ouest (au soleil) à fait 60km/h de moyenne sous la convergence. Dessous, je fait 67km/h de moyenne, Carlos encore plus centré à fait 69km/h de moyenne. Les nuages ne faisait pas plus de 1000 mètres d'épaisseur parfaitement inoffensif.
Ouaouuh. Vivre cela! Je suis désormais convaincu que les 500km en AR sont largement possibles ici.
17 Janvier
Aujourd'hui les orages doivent arriver vers 3 heures.
Donc cap vers le désert, on se fait la ligne de convergence.
Malheureusement la prévision est bonne, et les gros congestus se crèvent dès 14heures, le groupe de devant fuit vers le désert. La descente avec Patrick est météorique, un peu trop derrière Helmeringhausen gros point bas, Patrick se pose correctement heureusement, dans le seul endroit hostile.
Je me retrouve seul à poursuivre, Jacques, Pascal et Jean un peu derrière, je suis les cumulus et me voila à spiraler à 4000 mètres au mileu du désert vertical la seule route vers Aus.
Le ciel est en vrac, les couleurs incroyables, a l'ouest je vois l'effondrement de la pluie dans le désert. Plus au sud un cunimb se forme, derrière c'est des rideaux de pluie qui se constituent.
Le retour va se transformer en slalom, km 160 demi-tour, au revoir le désert!
Pascal se pose au beau milieu du désert à coté de la seule ferme, je ne vois pas ce qu'il peuvent cultiver là, à moins que ce soit le marchand de sable...
Jacques se pose au porte du désert près de Patrick.
Enfin je suis avec Jean à monter dans du 2 mètres, quel plaisir de retouver le frangin.
On monte contre un rideau de pluie, quelques gouttes s'écrasent sur ma visière, 3600 le vario s'accélère, jean prudent décide de partir. J'aurais bien fait le plafond là, mais je le suis.
Devant cela s'ouvre mais les thermiques ont disparu, je fais demi-tour et me pose près du village d' Helmeringhausen. Jean atterit 10 minutes apres.
La météo s'annonce orageuse pour les 2, 3 jours qui viennent.
Après promis on remet le couvert. Et ce coup ci « je crois » que l'on a compris, si jamais la convergence se remet, on va s'enlever le mal de tête, cap direct dessus, et on va l'essuyer jusqu'à laisser le plat nickel.
A bientôt et merci encore de vos réactions,
Gil
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jeudi 17 janvier 2008
Ca rigole...ca rigole plus

Journee de lundi.
Depart tranquille vers le sud, apres un petit signe a Sergio mon remorqueur prefere, tres vite plafond a 3800m et le bonheur, l'Atos glisse a 80kmh, deux ou trois tours dans le thermique large et puissant et vous voila a 4100m, le ciel est namibien, dans l.ouest a 50km on apercoit les brumes du desert du namib, a gauche le plateau infini du schwarzrand, dessous la piste sans vehicules, ca avance vite mais au km60 une zone ombree m' oblige a lever le pied, mais ca passe, je laisse helmerighausen, tout va bien...Au km120 le Vr cabre puis part en pique, demi tour et j.affronte la bete de face, vario monstrueux 7m integre des pointes a 12m mais ca devient fort turbulent, a chaque thermique j ai l.impression de perdre le controle, ca part dans tous les sens je frappe la quille merci a la stabilite du VR,je continue crispe sur la barre, ca devient un calvaire et arrive a Bethanien au km160 je jette l'eponge et decide de me poser, en perdant l altitude je m appercoit que le vent augmente , j affiche 45kmh plus je descends plus c'est fort, je n,ai que la route pour poser et dans mon dernier virage je perd le local et pose a l arret dans un terrain mal pave...ouf. Je mets 15mn a me detacher et le pliage et une vraie galere .Les cadors apres avoir tourne au km 200 ne peuvent rien contre le vent de face et doivent poser dans ce vent rafaleux de 50km,meme Gil a claque des dents...Presque tout le monde casse, soit au pose, soit au pliage.
Une journee pleine de contraste.
opal
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mercredi 16 janvier 2008
Soleil couchant

En trois coups de soudure, le fermier nous a fabrique des tire-carioulets et nous sommes emmenes en piste tires par des quads...C'est l' Amerique.
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Impressions
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mardi 15 janvier 2008
Journal par Gil
Bien sûr, le largage avec remorqueur est obligatoire. Des pilotes Autrichien on volé en Décembre à Pokweni, une base 200km au Nord-Est, comme en treuil ils montaient à 200-300mètres max, il leur fallait 10 tentatives avant de réussir à décoler.
9 Janvier
Ca y'est nous nous sommes installé tel des sauterelles dans la ferme. Là nous avons l'essentiel, un bar et une piste. En fait c'est 4 pistes en étoiles.
Le propriétaire et toute sont équipe sont au petit soins: Un taxi way est fait dans la journée pour ne pas abimer la piste avec les voitures. 3 manches à air sont plantés. Un forage à 300 mètres de profondeur apporte l'eau à la piscine et à toute la ferme.
Les ailes sont amenées en piste avec des Quad.
Une Antenne de 3 mètres installée au-dessus du bar, nous permet de suivre les pilotes à 80km à la ronde.
Tout les soirs un menu différent (pas de chance pour ceux qui n'aiment pas la viande).
Je n'ai pas tout saisi dans le nom des bestioles que l'on mange mais c'est excellent.
A 7 heures je me réveille et fait la prévi météo grace au site bien connu de NOAA.
Première surprise, thermique bleu avec plafond de 4500 mètres à 14 Heures locale.
Deuxième surprise, la prévi me passe 3200 mètres à 11h00
Il faut dire que le soleil se couche à 19h50 et la nuit est là à 20h00. Cela fait plus de 10h00 de potentiel.
Mardi 9, notre vrai premier jour, à 10h00 breifing. La règle est simple et la même qu'en Australie. Vous avez un village tout les 100km qui se résume à 5 maisons. Une à deux voitures passent sur la piste par jour. Donc:
1. Un seul axe est choisi pour tous les pilotes.
2. On ne vole pas seul.
3. On vole le long de la route.
Tout le monde est encore dans les bouteilles d'oxygène. Le système est efficace et compact avec des canules dans les narines. Comme nous sommes des pilotes très intelligents des tas de questions pertinantes me sont posées.
Question: Si, j'ai le nez bouché comment ça marche?
Réponse: Si tu respires par la bouche tu es mort...
Remarque (pertinente):
Regarde j'ai agrandi la carte de la namibie avec un scanner grand format mais j'ai pas plus de détails!
Réponse: Ben ça alors!...
Enfin bref nous voilà fin prêt à 13h30.
Ce sera donc un vol découverte pour tous les pilotes avec plusieurs 4800m réalisés en pur.
Beaucoup d'entre nous vont faire 200km en aller retour.

10 Janvier
Cette fois-ci la météo me redonne 4500 avec 3500 mètres de plafond à 11h00.
Nous arriverons à décoller à 11:40 mais presque 1h30 trop tard.
Finalement c'est vers 12:20 que nous partons en circuit. Axe plein Sud pour 175km
On y est ! Les thermiques sont puissants, larges et calmes. J'ouvre le bal avec Carlos, Patrick et Pascal suivent derrière largués plus tard, et Jean fait la cloture occupé avec les derniers pilotes et l'oxygène.
Pas un nuage sur notre parcours, et nous longeons le plateau qui lui est pavé de cumulus depuis 10h00 (mais pas de route). Par contre pas de problèmes, on a les watt. Le sol ressemble à l' Australie avec quelques reliefs arides en plus. Au loin on voit le désert du Namib, extraordinaire!
Le progression des groupes est rapide avec une coopération totale entre nous.
Finalement sur le retour nous arrivons à 7 heures sous les nuages
Cette journée est pour moi à marquer d'une pierre. 4 records du monde en rigide battu le même jour. Carlos boucle le même circuit avec un Atos VQ! quelle Pub.
Les test comparatif sur 2 long vols montre que L' Atos VQ est une excellente machine qui a 1,5 points de finesse en moins que le VR en transition vers 70km/h.
Et Jean qui nous fait un 330 km en AR alors qu'il est parti en dernier. C'est objectivement la meilleure perfo de nous tous.
J'intègre mon plus gros vario de ma vie +6,8m/s sur 20secondes. 400 Mètres de montée à la minutes, tout va bien.
Déjà la Namibie tiens toute ses promesses, quelles journée!
Résumé: Patrick Chopard Atos VR AR 350km Record du monde
Pascal Lanser Atos VR AR 350km Record du monde
Carlos Pnet Atos VQ AR 350km Record du monde
Gil Souviron Atos VR AR 350km Record du monde
Jean Lite speed 4 RS 330km
11 Janvier
Prévi 3800m, 1/8 de cumulus à 11h00 !!! On est où là. Je n'y crois toujours pas et j'annonce au briefing que 3000 en bleu à 11h00..
On gagne encore du temps et je décolle à 11h10 les cumulus sont là, à 10km et j'ai 3m/s à 2800m. Le cumulus sont largement plus haut que nous. Bon on décolle encore 1 heure trop tard.
On n'a pas peur et on prepare un triangle FAI de 400km. Mais le vent d'Est nous contre et nous décidons avec Patrick de faire un AR de 400km vent de travers.
Pascal Lanser un peu fatigué de la veille fait un break.
Histoire de méditer, je lui ai fait quelques photos de la journée sous cumlus à 4600 pour ses soirées d'hiver ou quand il grattera dans les sapins des Vosges le 0+ sous le crachin.
D'entrée avec Patrick on est pieds au plancher, les thermiques sont plus nerveux et plus étroits.
Sous un ciel de western on vole entre 3500 et 4500m. Notre point de virage se fait au milieu de nulle part à 20 km d'une piste mais nous restons collé au plafond.
Sur notre dernière branche, le vent de face est présent, le ciel s'organise en immenses galettes qui ont la bonne idée de nous mettre à l'ombre. Petit points bas après un toboggan de 4500 à 2200mètres et finalement on récupère.
Au tropique le soleil tombe tellement vite que la plaine ne se refroidit pas, du coup on monte même au soleil couchant.
Avec Patrick et Carlos la coopération est étroite, c'est le dernier glide, le soleill tombe, je n'ai plus de radio, Patrick et Pascal on disparu, je spirale doucement dans du 2mètres avec le soleil qui tombe dans le désert à L'ouest,
Toute la plaine est à l'ombre par la ligne de cumulus à l'ouest, altitude 4400m c'est sûr je rentre, quelle sensation et dire qu'il y a des gens qi ne volent pas. Je glisse dans l'air calme. Tiens je retrouve mes compères à 10km du but en train de remonter.
Nous l'avons fait 400km en circuit en 7heures50 (8h20 de vol). Quel vol, mais quel pays!!!
Le plus grand circuit jamais fait en Delta.
400Km en AR enfin! Après 2 ans de tentative
Jacques à une crève d'enfer (sans doute un truc ramené du Brésil...).
T'inquiète pas Jacques, apparamment le tarif ici c'est 4500 mètres sans vent, remets toi et on va se mitonner une petit triangle ensemble avec un départ à 10h00.
Le soir avec Jean sous la tente après avoir regardé la croix du Sud et les nuages de Magellans, je crois que l'on s'est endormis en transition là-haut entre deux thermiques,
à moins que ce fut dans le +5 au dessus du plateau en forme de table.
Organisation:
Des vols comme cela sont impossibles sans une certaine logistique. Chacun est important, mais, Je ne saurais envisager une telle expédition sans Louis et Jean pour toute la maintenance mécanique des ULM, lignes, oxygène etc.
Thomas nous a trouvé une ferme tout simplement unique.
Situation Météo, accueil, serviabilité...Extraordinaire
C'est un trésor pour notre sport.
Demain.
Aujourd'hui et demain un front passe on va aller visiter le parc dans la ferme et les plus hautes dunes du monde à Sossusveli.
Promis on vous raconte, « Stay Tuned »
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Sur la route de Moreson, par JF Violette
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Cette journée qui s’annonce orageuse nous oriente vers la découverte du plateau rocheux qui surplombe la ferme Moreson ou nous accédons en 4x4 par une route très difficile. De la-haut (ou l'on pourrait decoller) nous contemplons tout le domaine de nos hôtes.
Nous nous faisons expliquer par la fille cadette de la famille Rossouv installée depuis plus d’ une centaine d’année sur 55 000 hectares pourquoi un tel endroit aussi isolé du reste du monde provoque un tel coup de foudre et comment la pérénité de la ferme fut d’abord assurée par l’élevage de chèvres trouvant dans ce semi désert de bonnes conditions afin de répondre à la demande du marché sud africain.
Avec les Namas, originaires de ce cette terre, qui possèdent des droits pour l’exploiter sans toutefois la développer, il semble y avoir une cohabitation durable.
Cette immensité de nature encore intacte, avec la plus proche route asphaltée à 30 km, nous interpelle gravement sur ce que notre société de consommation a pu détruire dans nos villes congestionnées par le trafic et la pollution insupportable.
De plus, le domaine est très varié. On y trouve aussi de petites dunes et de la savane qui abrite tous les animaux africains y compris les carnassiers (sauf le lion et l’éléphant)
C’est d’ailleurs là que nous avons poursuivi avec émerveillement notre visite en dégonflant les pneus pour mieux passer dans le sable et y rencontrer girafles, orix koudous, élans, springbok et autres antilopes.
La journée se termine comme d’habitude par un bon dîner au gibier local, servi dans le magnifique patio/volière, trés loin de l’actualité sarkosienne...
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COUCOU NAMIBIA

Comme vous l'avez constate, Cielito lindo a disparu...
Alors on repart en images.
Bienvenue sur cielito cielito.
12 janvier, 2008
Dans le siege du remorqueur par Louis Mesnier
Remorquer en Namibie…c’est le RTT (Remorque tout terrain)Engagez-vous qu’y disaient ! Vous verrez du pays qu’y disaient !Parce que pour péter leurs records du monde, il leur faut bien un peu de personnel qualifié. Et c’est comme ça qu’on se retrouve assis, Sergio et moi, chacun sous une Chronos 16 au milieu du semi-désert de la ferme Moreson avec le premier village à 30 kms.A Cacéres, ça prend feu vers 11 heures mais ici c’est plutôt 9 heures avec le briefing du Kaiser, Gil, qui après un briefing style Panzer division, décolle peu après 10 heures suivi par les plus gravement atteints. C’est l’heure ou le vent de la nuit qui souffle du Kalahari s’est à peine calmé. Les « dusts » ne vont plus tarder. En fait, ils naissent dans le coin, au pied des reliefs voisins et partent vers la plaine en devenant de plus en plus gros. Du coup içi, ils sont moins méchants que ceux d’Aldea…Côté piste, c’est terre battue et sable mou et il faut éviter les coups de frein sous peine de planter la roue avant. L’orientation et la longueur ne sont pas un problème et s’il faut rallonger de 100 mètres pour poser avec la ligne, c’est fait en une heure d’un coup de niveleuse par Nicou, le fils Rossouv. L’altitude (1450 m) et la chaleur sont plus un problème car les machines s’arrachent moins bien et volent plus vite.Les remorqués démarrent dans un nuage de poussière et le delta ne redevient visible dans le rétro qu’après le déco. Ils sont assez courts car en faisant le tour du terrain, on tombe forcément sur un gros thermique et si le pilote ne largue pas, le fusible risque de le faire pour lui. Hier après avoir remorqué le dernier pilote, j’enroule au ralenti le boulet qu’on venait de prendre. : vario à + 3 m/s un peu turbulent mais l’aile est bien chargée... Température d’eau à 60, je coupe tout et hélice calée, la ligne au cul, je prends 1500 m pour me retrouver à 3200 mètres. En Tee-shirt et sans oxygène, j’ai renoncé à monter plus haut. Transition face au vent : -10 m/s. OK, la Chronos n’est pas un Atos ! Et je reprends un autre thermique vers 2400 mètres. Jeannot, excellent remorqueur mais qu’on voit plutôt sous sa Litespeed RS4 que sous sa Chronos a fait 5000 ce jour-là.Vers 14 heures, il ne reste plus grand’monde en piste et on s’organise pour passer l’après-midi à l’ombre dans le patio de la ferme transformé en volière, avec les oiseaux et près des frigos à bière en attendant le retour des héros. A ce rythme, Sergio va bientôt se retrouver président de l’Association des Remorqueurs Alcooliques mais par solidarité, je l’accompagne volontiers. Plus tard, les retours s’échelonnent jusqu’à la nuit et ceux qui posent en premier ont intérêt à soigner l’atterro car le vent, faible et changeant, la chaleur et l’altitude sont contre eux. Ca va améliorer les ventes de pièces chez AIR et Moyes…Le soir, la brise du désert qui va souffler fort toute la nuit se lève et facilite un peu la manœuvre des derniers à rentrer qui ne sont pas les moins bons. Les ULM sont à l’abri dans le garage de la ferme. Amarrage des ailes puis les voitures de récup conduites par les gars de la famille, jusqu’à 3 au besoin mais c’est rare, rentrent et c’est déjà l’heure de l’apéro et du vidage commenté des varios.Demain sera un autre jour…Louis
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12 janvier, 2008
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